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Introvertis : comment vivre une introversion heureuse

Aux introvertis. À nous, ces personnes incomprises principalement d’elles-mêmes, qui ont pourtant, autant que les autres, des trésors d’un genre unique à offrir.
Et à vous aussi, extravertis, qui apprendrez peut-être un truc ou deux ici.
Et bon, puisque c’est un laaaarge sujet, commençons par la base : une petite définition bien sympa.

Introversion/extraversion : une définition

Quand on entend le mot “introversion”, on pense — peut-être inconsciemment, peut-être pas — à cette personne qui, en soirée, est assise dans un coin de la pièce avec un bouquin devant le nez et un chat sur les genoux. Elle parle tout bas, elle regarde ses pieds quand elle s’adresse à quelqu’un, et ses interactions sociales sont souvent un peu gênantes.

Au contraire, une personne extravertie est sensée être plus sûre d’elle. En soirée, elle est au centre de la pièce, probablement en train de danser ou de rire fort, entourée de monde. Elle parle avec assurance, sort souvent, et son cercle d’amis et plutôt large.

Et honnêtement, le tableau n’est pas entièrement faux. Je veux dire, j’aime mieux les chats et les livres que les soirées pleines de monde, donc…

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“Hey, je suis une femme jeune et désirable.”

Mais ce serait trop réducteur, vous l’avez compris.

Non, en vérité, un introverti est une personne qui dépense de son énergie quand elle est entourée de monde, alors qu’un extraverti gagne en énergie dans la même situation. Cela signifie pas qu’un introverti n’aime pas les autres et qu’il ne peut pas être épanoui socialement. Seulement, pour qu’un introverti se sente ressourcé, il lui faut des temps solitaires où il peut se recentrer sur ce qu’il se passe en lui : son monde de pensées, d’émotions, etc. Pour un extraverti, ces temps en solo sont également nécessaires, mais pas dans la même mesure.

Pourquoi s’attacher à un détail si scolaire qu’une définition ? Parce que, pour ma part, c’est ce qui m’a aidé à mieux appréhender mon introversion. S’il m’arrivais d’avoir envie d’être seule au lieu de sortir, ce n’était pas parce que j’étais bizarre, mais juste parce que ma tête et mon corps avaient besoin d’une pause pour mieux vivre mes relations. Ce n’était ni de la faiblesse, ni une tare, mais un besoin.

Rien de plus, rien de moins.

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“C’est un ermite, et heureux de l’être.”

Introversion VS. timidité

Il arrive souvent qu’un introverti ait hérité de l’option “timide”, “pas franchement à l’aise socialement” :

  • Parce qu’il pense que quelque chose cloche chez lui,
  • parce qu’il sur-réfléchit tout ce qu’il fait ou dit,
  • parce qu’il est secrètement persuadé qu’être au centre de la pièce avec les “cool kids” rendrait son existence plus simple;
  • peut-être à cause de sa nature plus sensible (ça n’est pas non plus un gros mot, d’ailleurs) et observatrice,
  • et pour un tas d’autres paramètres propre à chaque histoire…

Est-ce que ça se soigne, la timidité ? Oui, avec du temps et de l’effort. Est-ce qu’après ça, on deviens extravertis ? Non. L’introversion, comme un trait de caractère, reste… et tant mieux.

Comment utiliser son introversion ?

En partant de là, comment kiffer sa vie d’introvertie ? Comment kiffer le fait qu’on ne sera potentiellement jamais considéré comme la fille super fun qui est prête à tout pour que la fête continue ?

1. En arrêtant de s’excuser

En élargissant son vocabulaire avec des mots plus bienveillants :

  • “Je sais écouter et être attentive aux besoins des autres, et c’est suffisant.”
  • “Ce style de soirée, c’est pas trop mon truc, mais on peut carrément se faire un restau/une soirée ciné dans la semaine.”
  • “J’ai pas super envie de sortir aujourd’hui, mais merci de prendre de mes nouvelles.”

Ça commence par des petites choses… qui conduisent à des relations plus spacieuses, plus authentiques. Là où un coeur ouvert ne se sens pas honteux d’être lui-même.

2. En profitant à fond de ses moments seuls

Tout le monde ne sait pas être seul. C’est vrai, ça prend quand même une forme de courage d’oser regarder à l’intérieur de soi, de se retrouver sans le bruit constant des autres. Alors… puisque c’est un peu plus naturel pour toi, profite. Ça peut être une demi-journée ou une pause de quinze minutes. Peu importe la durée, tes moments à toi sont essentiels, autant ne pas culpabiliser de les prendre. Allume des bougies pour l’ambiance, sors prendre l’air, écris, pense. Cultive ce joli trésor intérieur.

3. En trouvant sa tribut

“Choisis les gens qui te choisissent.”
Tu ne seras pas la bonne copine du monde entier, il n’empêche que ton côté rêveur et attentif aux détails attireront certains. Sois toi, et accroche-toi aux personnes qui n’auront aucun problème avec ça.

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4. En utilisant ses forces

Assez parlé de ce qui nous manque par rapport à nos amis les extravertis. Ta tendance naturelle à l’empathie, à la créativité, à la réflexion, à l’écoute, à la flexibilité et j’en passe… ce sont clairement des atouts, ma poule (qui dit “ma poule ?”, Estelle ?). Concentre ton temps et ton énergie sur ce qui fait de toi, toi — choisie et aimée et faite ainsi pour une raison.

5. En sortant de son confort

Celui qui fait grimacer pour la fin : sors un peu de tes limites. Pas quand tu veux prouver quelque chose, ni quand c’est la peur du regard extérieur qui te pousse à le faire, mais… fais-le lorsque c’est nécessaire. Tu sais, quand une fabuleuse amitié est à l’autre bout d’une sortie avec un poil trop de gens. Les jours où tu auras passé assez de temps à recharger tes batteries et qu’il faudra sortir ton derrière de chez toi. Quand il faudra dévoiler ce monde intérieur qui te caractérise tant.

Le petit plus :

Mon conseiller d’orientation au lycée — un homme cinquantenaire avec juste ce qu’il faut de fantaisie dans les yeux — m’avait fait passé ce test de personnalité. Ma vie de jeune fille peu sûre d’elle a été toute chamboulée : enfin il y avait des mots. Si par hasard, ça peut t’aider aussi…


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Estelle Martorano est la créatrice de Comme d’Ordinaire. Après l’arrêt de ses études et un séjour de quelques mois en Angleterre, elle renoue avec son amour des mots et décide de mettre sa plume au service des “filles de tous les jours”. C’est depuis Bordeaux qu’elle apprends à utiliser ses imperfections et qu’elle passe son temps auprès de sa famille, de ses amis et de ses livres.

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